
Quatre ans après l’élection du conseil communal dirigé par Omar Sentissi, Salé semble avoir opté pour une gestion en mode économie d’énergie… sauf que personne n’a prévenu les habitants. L’éclairage public est en grève non déclarée, les infrastructures se décomposent à ciel ouvert, et les déchets font du porte-à-porte sans opposition.
SALÉ – Al Ousboue
Les élus locaux, eux, ont disparu dans un brouillard administratif épais. Omar Sentissi, Rachid El Abdi, Imad Rifi : tous portés absents, sauf sur les affiches électorales d’époque. Aucun projet, aucune interpellation, aucun signe de vie politique. À Salé, la démocratie locale ressemble à une série « piratée » : beaucoup d’attente, zéro épisode.
Le contrat avec la société « Noor », censée illuminer la ville, brille surtout par son absence. Des millions de dirhams versés chaque année pour un service qui semble avoir pris congé… ou changé de fuseau horaire. Résultat : les quartiers populaires vivent dans une obscurité digne d’un thriller urbain, sans suspense, mais avec beaucoup de rats.
Les habitants, eux, s’interrogent : Salé est-elle une ville stratégique ou juste un décor pour promesses non tenues ? Car entre les discours de campagne et les trottoirs effondrés, il y a un gouffre… éclairé par rien du tout.



