
Le ministre de l’Éducation, visiblement fatigué de tenir le volant, a trouvé une solution miracle : confier les révocations aux académies. Une manière élégante de dire : « Ce n’est pas moi, c’est eux », tout en gardant les mains propres… ou du moins propres en apparence.
RABAT – Al Ousboue
Pour éviter que le Parlement ne lui demande pourquoi les directeurs provinciaux tombent plus vite que les feuilles en automne, le ministère a préféré déléguer la sale besogne. Il faut dire que certains directeurs ont des couleurs politiques un peu trop voyantes, ce qui risquait de transformer la coalition gouvernementale en véritable patchwork inflammable.
Résultat : six directeurs passent à la trappe, mais cette fois sous tampon régional, histoire de ne pas répéter l’épisode précédent où plus d’une vingtaine avaient été remplacés par des profils « fortuitement » proches du RNI. Le hasard fait bien les choses (…), surtout en politique.
Pendant ce temps, le ministère continue de jongler avec les crises : écoles « de référence » qui ne référencent plus grand-chose, finances en apnée, promotions en hibernation, inspecteurs en colère, et révocations qui s’empilent comme des copies non corrigées. L’an dernier déjà, on avait viré des responsables pour « incapacité à accompagner les réformes ». Cette année, on réforme la manière de virer. La continuité pédagogique, version administrative.



