À Laâyoune, l’Organisation de la femme travailleuse marocaine dénonce un cas de harcèlement psychologique digne d’un mauvais feuilleton. La cheffe de l’agence commerciale de la Royal Air Maroc (RAM), cadre sahraouie respectée avec plus de 25 ans de service, se retrouve victime de pressions administratives et de comportements humiliants. Autant dire que la fidélité à la compagnie se paie désormais en mépris.
Laâyoune – Abdallah Jeddad
Le paradoxe est croustillant : au moment où l’État orchestre une campagne nationale contre les violences faites aux femmes, l’agence locale de la RAM semble avoir choisi de rédiger son propre manuel… en contradiction totale avec l’esprit de l’initiative. Privation de bureau, refus de congé annuel pourtant garanti par directives royales, décisions sans base administrative : bref, un management qui ferait rougir même les plus cyniques.
Depuis l’arrivée d’un nouveau responsable régional venu de Dakhla, l’ambiance sociale s’est effondrée. Démissions en série, climat délétère, effectif réduit à trois employés. Le responsable, selon le communiqué, se vante même de bénéficier de “protections” internes. En gros, l’impunité est devenue un privilège de fonction..
Malgré l’intervention de certains élus, la direction reste muette. La question persiste : Abdelhamid Addou, directeur général de la RAM, est-il informé de ce qui se passe dans ses agences… ou préfère-t-il voler au‑dessus des « petites » turbulences.. ?



