À la Chambre des représentants, Abdellah Buanou a sorti la sulfateuse verbale : selon lui, la politique du gouvernement se résume à un menu unique — caviar pour les puissants, pain sec pour les autres.
RABAT – Al Ousboue
Le chef du groupe PJD accuse l’exécutif de baigner dans la corruption et les conflits d’intérêts, avec en plat du jour le soutien aux faraqchia et les privilèges servis aux grands groupes financiers. Les PME, elles, se contentent des miettes… quand elles ne s’étouffent pas avec les taxes.
Côté contrôle parlementaire, Buanou dénonce un sabotage en règle : la commission thématique sur le Plan Maroc Vert a été remplacée par une mission exploratoire, autrement dit une promenade guidée sans obligation de résultat.
Le secteur des carburants, lui, reste la vache à lait des profits “indécents et immoraux”, malgré les rapports du Conseil de la concurrence. Mais visiblement, les lobbies ont plus de poids que les consommateurs.
Et pour couronner le tout, le fisc joue à Robin des Bois inversé : 10 % d’impôt pour les mastodontes qui investissent des milliards, et la double peine pour les petites entreprises qui croulent sous les charges.
Bref, selon Buanou, le gouvernement a trouvé la recette miracle : engraisser les gros, affamer les petits, et servir le tout avec une sauce opaque.



