Un couac gouvernemental digne d’un sketch : Ahmed Bouari, ministre de l’Agriculture, s’est attribué la paternité de plusieurs projets hydriques, dont l’autoroute de l’eau Sebou–Bouregreg. Problème : ces chantiers relèvent officiellement du portefeuille de Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau. Résultat : une polémique qui éclabousse la majorité et fait tousser l’Istiqlal.
RABAT – Al Ousboue
Bouari, lui, déroule son menu hydrique : transfert Sebou–Bouregreg, raccordement de l’usine de dessalement de Jorf au sud de Casablanca, et dérivation entre Oued El Makhazine et Oued El Khroufah. Bref, l’Agriculture s’arroge les tuyaux, pendant que l’Eau regarde ses compétences siphonnées.
Le ministre justifie : l’eau prévue pour l’irrigation a été réaffectée aux grandes villes – Casablanca, Settat, Marrakech, Rabat – faute d’investissements suffisants. Traduction satirique : quand les champs ont soif, les citadins boivent.
Bref, au gouvernement, l’eau circule… mais les compétences se noient.



