
À Agadir, le conseil communal semble avoir confondu gestion municipale et liquidation de printemps.
AGADIR – Al Ousboue
Sous la houlette d’Aziz Akhannouch, les équipements publics font leurs valises direction secteur privé : musées, piscines, terrains de sport, gare routière, refuge pour animaux errants… même la Maison des arts n’a pas échappé au grand ménage.
Objectif affiché : “améliorer la qualité des services”. Les citoyens, eux, découvrent que l’accès équitable aux infrastructures financées par leurs impôts devient une option premium.
Abdelaziz Salami, élu de la gauche démocratique, dénonce une “externalisation sociale” où l’État délègue ses devoirs à la patronale, avec pour seul filtre : le carnet de chèques. Il rappelle que ces équipements ont été bâtis avec de l’argent public, ce qui rend leur cession aussi délicate qu’un discours sur la transparence en période électorale.
Les observateurs, eux, parlent d’un aveu d’échec : plus de la moitié du budget communal englouti, et pour résultat… une privatisation en urgence. Faute de savoir gérer, on préfère céder. C’est plus rapide, moins fatigant, et ça fait joli dans les PowerPoint..
Reste à savoir si le ministère de l’Intérieur validera cette transformation de la ville en showroom d’investissements privés. En attendant, les citoyens peuvent toujours admirer les infrastructures… de loin, derrière une grille, ou avec un ticket d’entrée.



