RÉGIONS QUI RÂLENT

Larache | Une décharge sauvage devient monument historique

Et si la vraie poubelle était la gouvernance locale ?

À Larache, on ne construit pas des parcs, on érige des montagnes… de déchets. En plein cœur des quartiers Al Wahda et Al Manar, une décharge sauvage s’est installée comme une voisine envahissante : bruyante, malodorante et impossible à ignorer. Résultat : les habitants vivent au rythme des odeurs nauséabondes et des sacs plastiques virevoltants, nouvelle faune locale.

LARACHE – Al Ousboue

Le problème ne s’arrête pas aux frontières de la ville : les communes voisines héritent elles aussi des effluves et des dépotoirs improvisés. Santé publique menacée, isolement social aggravé… bref, un cocktail toxique servi sans modération.

Et pourtant, une solution existe… sur le papier. Depuis 2017, un projet de décharge régionale unifiée dort dans les tiroirs. Promesses répétées, inaugurations fantômes, mais toujours pas de chantier. Les habitants, eux, n’attendent plus que la prochaine excuse officielle.

Les militants écologistes, dont la “Jeunesse Verte”, réclament la fermeture immédiate du dépotoir, la réhabilitation du site et une vraie politique de gestion des déchets. Mais pour l’instant, la seule chose qui se recycle à Larache, ce sont les promesses.

À Larache, la décharge sauvage est devenue un symbole de gouvernance : encombrante, malodorante et impossible à déplacer. Les autorités ont désormais deux choix : sortir les bulldozers… ou continuer à sortir les discours parfumés.

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