À Wuxi, en Chine, Sarah Chaâri a encore frappé. La taekwondoïste belgo‑marocaine de 20 ans a décroché son deuxième titre mondial, confirmant qu’elle sait distribuer les coups… mais pas sous le drapeau marocain.
Son parcours est sans faute : elle a balayé l’Égyptienne, la Polonaise, la Française championne olympique et l’Ivoirienne en finale. Résultat : une nouvelle médaille d’or pour la Belgique, et une nouvelle claque pour le Taekwondo Marocain.
Car derrière ce triomphe se cache une réalité amère : la Belgique a su offrir à Chaâri un cadre d’épanouissement que le Maroc n’a pas su garantir. Détection, encadrement, structures, vision à long terme : autant de mots qui semblent étrangers au lexique sportif de quelques fédérations Marocaines.
Le cas Chaâri n’est pas isolé. Il illustre un système marocain à bout de souffle, où les fédérations bricolent, les clubs survivent et les politiques publiques s’enlisent. Résultat : les talents s’exilent, les médailles s’envolent, et le pays applaudit… à distance.
Le Maroc forme des graines de champions, mais ce sont les autres qui récoltent les lauriers. À force de négliger ses sportifs, le Royaume risque de devenir champion du monde… de l’exportation de talents.



