
À l’usine Cosumar de Sidi Bennour, on ne raffine pas que le sucre : on raffine aussi l’art de la bourde administrative. Une simple note interne a suffi à mettre le feu aux poudres : modification des horaires signée un week-end, et décidée sans consulter personne. Résultat : des ouvriers furieux et une direction qui joue au pompier pyromane.
Sidi Bennour – Al Ousboue
Le plus croustillant ? La note a été rédigée par une employée non titularisée, pendant que les cadres titulaires regardaient ailleurs (…). Et comme si une erreur ne suffisait pas, deux versions ont circulé : la première annonçait une entrée en vigueur à une date… qui tombait un dimanche ! La seconde, publiée le lendemain, rectifiait le tir. Bref, une gestion du calendrier qui ferait pâlir un agenda scolaire.
Les salariés dénoncent une gouvernance improvisée, autoritaire et surtout illégale : le Code du travail impose la consultation des représentants avant toute modification des conditions de travail. Ici, on préfère consulter… la secrétaire intérimaire.
Pour les ouvriers, cette affaire illustre une direction locale arrogante, sourde au dialogue social, et qui réussit l’exploit de ternir l’image d’un fleuron national fondé en 1929. Cosumar voulait sucrer les horaires, elle a surtout salé l’addition..
Chez Cosumar Sidi Bennour, la gestion ressemble à une recette ratée : trop d’improvisation, pas assez de consultation, et un goût amer qui colle aux dents..



