Mohamed Chouki, chef du groupe parlementaire du RNI, a trouvé la formule magique pour soigner le système de santé : accuser les médecins d’être « sans conscience ». Une sortie qui a fait bondir la coordination syndicale des généralistes du privé, plus habitués à prescrire des ordonnances qu’à encaisser des insultes parlementaires.
RABAT – Al Ousboue
Dans un communiqué au vitriol, les blouses blanches rappellent que si le secteur de la santé ressemble à un patient en soins palliatifs, ce n’est pas la faute des médecins mais bien des choix politiques accumulés. Grosso Modo: quand l’hôpital public agonise, ce n’est pas le stéthoscope qui est en panne, mais la gouvernance.
La coordination dénonce une dérive inquiétante du discours politique, où l’on préfère transformer les praticiens en boucs émissaires plutôt que d’assumer l’échec gouvernemental. Et comme un bon diagnostic vaut mieux qu’un mauvais traitement, elle pointe directement le RNI et son chef de groupe : responsables politiques et moraux d’un discours jugé populiste, confus et délétère.
Les médecins exigent des excuses publiques, histoire de rappeler que leur dignité n’est pas une variable d’ajustement dans les joutes parlementaires. Car si les praticiens sont accusés d’être « sans conscience », les citoyens, eux, savent très bien qui a perdu la mémoire des promesses électorales.



