
Le portail “Yalla”, censé ouvrir les portes de la CAN 2025, a surtout ouvert celles du bug national. En quelques clics, l’excitation s’est transformée en frustration, les billets en messages d’erreur, et la vitrine numérique en miroir brisé.
Ce crash-test grandeur nature n’a pas seulement révélé un bug technique : il a mis à nu tout un modèle de digitalisation en trompe-l’œil. Une administration connectée ? Oui, mais à la nostalgie des interfaces Windows 98.
Les plateformes publiques vacillent, les services en ligne clignotent comme des néons fatigués, et les développeurs semblent avoir pris le mot “cloud” au pied de la lettre : tout s’évapore.
“Yalla” devait incarner la modernité. Il incarne surtout l’art de ramer en ligne, de cliquer dans le vide, et de transformer une CAN festive en CAN de bugs.
La révolution numérique est bien lancée… mais elle s’est arrêtée au portail. Et comme souvent, c’est l’utilisateur qui paie l’entrée — sans jamais accéder à la salle.



