SPORT EN SUEUR

Football | Le Ballon d’Or cité comme trophée du meilleur buteur sponsorisé

Les gardiens et défenseurs sont-ils condamnés à rester figurants éternels ?

Quand la grand-messe du Ballon d’Or a frappé, avec Ousmane Dembélé sacré sous champagne (…) et paillettes, derrière, il y’a eu un classement qui fait tousser. Achraf Hakimi, quadruple vainqueur avec le PSG, médaillé olympique, finaliste mondial des clubs, meilleur défenseur FIFA… finit sixième. Autrement dit, le défenseur le plus décisif de la décennie est récompensé par un lot de consolations, et un siège au fond de la salle.

Ses 69 matchs, 11 buts, 16 passes décisives ? Pas assez clinquants face aux buteurs marketing-friendly. Le Ballon d’Or, fidèle à sa tradition, préfère les attaquants qui brillent au Replay, aux défenseurs qui transpirent sur le terrain. Résultat : Hakimi, symbole d’efficacité, se retrouve victime d’un système qui confond statistiques et storytelling.

Le débat n’est pas nouveau : gardiens et défenseurs sont les figurants d’un film où les attaquants raflent toujours l’Oscar. Le Ballon d’Or, censé récompenser le meilleur joueur, ressemble de plus en plus à un concours de popularité sponsorisé par les agences de com’.

Alors que la data envahit le football, certains réclament un vote moins subjectif, plus objectif, histoire de ne pas transformer chaque cérémonie en sketch annuel. Car à force de snober les postes “ingrats”, le trophée risque de perdre ce qu’il prétend incarner : la crédibilité.

En attendant, Hakimi pourra toujours se consoler : il n’a pas gagné le Ballon d’Or, mais il a gagné le respect du terrain. Et ça, aucun jury ne peut le lui retirer.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com