
Abdel Latif Miraoui, ex-ministre de l’Enseignement supérieur, a décidé de faire ses valises… et ses syllabus. Direction Belfort-Montbéliard, où il retrouve son “pays d’origine académique” — comprendre : là où les réformes pédagogiques ne déclenchent pas de sit-in.
RABAT – Al Ousboue
Après un mandat marqué par des crises étudiantes, des référentiels pédagogiques controversés et des universités en mode bug permanent, Miraoui choisit le retour à l’amphi. Sur LinkedIn, il parle d’“aventure unique”, de curiosité, de sport et de culture. Bref, tout ce qu’il n’a pas eu le temps d’implanter au Maroc.
Mais derrière ce message inspirant, une question flotte : pourquoi un ancien ministre de l’enseignement supérieur préfère-t-il enseigner ailleurs ? Le signal envoyé à la jeunesse marocaine est clair : même ceux qui ont piloté le système préfèrent l’exil académique à la réforme locale.
Pour certains, c’est un abandon en pleine tempête. Pour d’autres, c’est juste la confirmation que les compétences marocaines brillent mieux… quand elles sont exportées. En attendant, l’université marocaine reste en chantier, sans plan, sans pilote, et avec beaucoup de photocopies.




Le Maroc ne souffre pas de deficit en compétences pour mener toutes les reformes nécessaires ! Il souffre d une mobilisation utile des ressources et d’une politique volontariste pour écarter les plus compétents au profit des plus …