
RABAT – Al Ousboue
La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a visiblement décidé que pour parler de stades marocains, mieux valait des influenceurs… qui n’ont jamais mis les pieds dedans. EXIT les créateurs de contenu locaux, pourtant « Autrefois » experts en pelouses fatiguées et gradins à moitié pleins : place aux stars du web international, qui découvrent le Maroc entre deux stories sponsorisées.
Objectif officiel : “renforcer l’image du football marocain à l’échelle internationale”. BIEN, mais le résultat officieux : une campagne qui parle du Maroc sans les Marocains. Les youtubeurs locaux, eux, regardent la scène depuis le banc de touche, avec leurs analyses pointues et leurs millions d’abonnés… mais sans invitation.
Pour les observateurs, c’est un peu comme organiser une fête chez soi et confier l’animation à des gens qui ne savent pas où est la cuisine. Le lien avec les supporters ? Coupé, et la valorisation interne reste en mode avion.
La FRMF, elle, continue de dribbler les critiques, espérant que quelques reels bien montés suffiront à faire oublier l’absence de voix locales. Mais dans les gradins numériques, l’indignation monte : et si le football marocain méritait mieux qu’un filtre Instagram importé ?



