POLITIQUE & CUISINAGES

Politique | Un groupe parlementaire tire à contre‑courant

La majorité peut‑elle survivre à ses propres critiques ?

À la Chambre des représentants, le groupe istiqlalien a décidé de jouer une nouvelle partition : celle de la majorité… en mode contestataire. Lors d’une séance plénière, ses députés ont décoché quelques flèches bien senties contre le gouvernement, histoire de rappeler que l’alignement n’est pas toujours automatique.

RABAT – Al Ousboue

Le chef du groupe, Allal El Amraoui, a ciblé l’« indice social », accusé de bloquer le chantier royal de protection sociale. Autrement dit: un outil censé mesurer la pauvreté, mais qui finit par exclure ceux qui en souffrent le plus, notamment dans les zones montagneuses, soit près de 30 % du territoire. Résultat : les programmes de développement s’empilent, mais les habitants, eux, continuent de grimper la pente… sans corde.

La députée Madiha Khair, elle, a sorti le marteau contre les spéculateurs de la viande et des médicaments. Les fameux faraqchia — ces intermédiaires opportunistes — sont accusés de transformer les marchés en foire d’empoigne, où le citoyen paie la facture pendant que d’autres encaissent les marges.

En bref, le groupe istiqlalien, censé être pilier de la majorité, adopte un ton d’opposition qui en dit long sur les tensions internes. Entre un indice social qui exclut, des zones rurales oubliées et des spéculateurs jamais inquiétés, la majorité ressemble de plus en plus à une maison où chacun parle plus fort que l’autre.

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