Abdelali Hami El Din a sorti le scalpel rhétorique : “C’est ça votre visage ou vous en avez d’autres ?” Une punchline qui résume à elle seule l’ambiance préélectorale. Les ministres du gouvernement Akhannouch, soudain pris d’une frénésie médiatique, multiplient les apparitions comme des candidats de télé-réalité en fin de saison. Objectif : repeindre en urgence une image déjà fissurée par quatre ans de promesses envolées et d’affaires collantes.
RABAT – Al Ousboue
Au menu du bilan : conflits d’intérêts, enrichissement personnel, et l’inoubliable épisode des “ferrakchia”, devenu symbole d’un mandat où l’opportunisme a remplacé la politique. Les discours ministériels, eux, ressemblent à des communiqués météo : beaucoup de vent, quelques éclaircies annoncées, mais jamais de calendrier précis.
Hami El Din souligne que le gouvernement n’a pas entendu la colère sociale qui gronde. Plutôt que d’écouter, il a préféré minimiser, comme on baisse le son d’une radio trop bruyante. Stratégie : attendre que le temps use les protestataires. Résultat : une population en crise, un pouvoir sourd, et un fossé qui s’élargit.
Le message est clair : la communication ne remplace pas l’action, et le maquillage politique finit toujours par couler sous la chaleur sociale (…)



