POLITIQUE & CUISINAGES

Panique dans les états-majors : les femmes veulent compter

Et si les femmes faisaient de la politique… pour de vrai ?

À l’approche des élections, branle-bas de combat dans les états-majors politiques : figurez-vous que… des femmes parlent. Oui, vous avez bien lu. Et pire encore, elles ne se contentent plus d’applaudir au fond de la salle : elles donnent leur avis, s’imposent, et, sacrilège suprême, réclament des places.

Rabat, Al Ousboue

Les chefs de partis, visiblement frappés par une soudaine illumination démocratique (ou par la peur de se faire doubler), semblent désormais “à l’écoute” de ces figures féminines. Une écoute attentive, bien sûr, tant qu’il s’agit de gérer ces fameuses listes “réservées aux femmes”, ce petit enclos politique où l’on tolère volontiers leur présence, à condition qu’elles n’y fassent pas trop de bruit.

Dans les coulisses, l’ambiance rappelle davantage une partie de chaises musicales qu’un élan démocratique. Les listes électorales deviennent le théâtre de luttes feutrées où chacun défend sa protégée, son quota ou son alibi progressiste. Les grands partis, de l’Istiqlal au RNI, en passant par le PAM, le Mouvement populaire et l’USFP, nagent dans une brume artistique faite d’hésitations, de calculs et de promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.

Pendant ce temps, certaines femmes, lassées de servir de décor, tentent l’impensable : introduire un peu de mérite, de militantisme et de compétence dans le processus. Une idée révolutionnaire, presque inconvenante, dans un univers où les critères sont parfois bien opaques.

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