POLITIQUE & CUISINAGES

Akhannouch reçoit la note flatteuse de 1,58/10 : Bravo l’artiste !

Des contrats à soi-même : Coïncidence ou business plan ?

Dans le grand concours national du « promets beaucoup, livre peu », Aziz Akhannouch décroche la timide note de 1,58 sur 10, décernée par les jurés intransigeants du PJD. Un prix d’encouragement, sans doute.

Rabat – Al Ousboue

Le PJD, dans son évaluation cinglante, a coché dix cases démontrant, selon lui, l’échec magistral du quinquennat : refus systématique d’assumer la moindre responsabilité politique, communication digne d’un message en bouteille, approche des droits qui fait pitié, et fuite éhontée devant tout contrôle parlementaire – jusqu’à saboter la timide tentative d’enquête. Quant à la participation citoyenne dans la législation ? On l’a vue passer et vite !

La lutte contre la corruption est, elle aussi, un chef-d’œuvre d’immobilisme : stratégie nationale gelée, commission confite dans l’inaction, floraison de conflits d’intérêts et de lois « sur mesure » pour favoriser quelques rentiers. Les grands chantiers (éducation, recherche, protection sociale) oscillent entre « confusion totale » et « désarroi monumental ». Les programmes prioritaires avancent à la vitesse d’un escargot tuberculeux, tandis que la reconstruction post-séisme d’Al Haouz accumule les retards et que le soutien aux PME reste un concept théorique.

Le PJD pointe, non sans ironie, des conflits d’intérêts impliquant le chef du gouvernement :

  • Mainmise sur l’importation et la distribution de carburants
  • Hausse des prix décidée comme on change de chaussettes
  • Profits colossaux au détriment du pouvoir d’achat

On lui reproche aussi d’avoir vanté en public l’attribution d’un projet de dessalement à une entreprise liée à son groupe et la victoire d’une société lui appartenant pour un marché de 2,44M Dh, suivie d’une petite coupe de l’impôt sur les sociétés, pour que tout rentre dans l’ordre. Quant à l’idée de taxer les pétroliers comme les banques ? Évitée, merci.

Côté promesses d’emploi, la plume du gouvernement a chauffé : un million d’emplois annoncés, 94 000 créés ; performance « presque » ridicule. Le chômage atteint 13 %, avec 1,621 million de chômeurs ; la participation des femmes au marché du travail stagne autour de 19 %. Le nombre de pauvres bondit, le RAMED recule pour certains, et la protection sociale généralisée ressemble à une promesse en solde.

Driss El Azami résume : responsabilité politique absente, gestion technocratique sans vision ni courage, réformes structurelles évitées comme la peste, retraites, fonds de compensation et compagnie restent sur la liste des projets mollassons. On note aussi des angines persistantes dans le secteur pharmaceutique : favoritisme pour les marchés négociés, baisse des droits de douane qui enrichit les importateurs tout en laissant l’État sur sa faim et maintien des prix publics. Cerise sur le gâteau : une société liée au ministre de l’Éducation, menacée de faillite, se voit attribuer des marchés publics. Coïncidence ?

Bref, bilan : applaudissements polis pour l’effort, mais verdict PJD sans appel :1,58/10.

À ce rythme, le prochain quinquennat risque d’entrer dans l’histoire.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com