
À El Massareh, dans la province de Boulemane, les habitants ont décidé de sortir de l’ombre… à défaut de sortir de l’isolement. Privés de réseau, d’eau potable, d’électricité, de soins, d’écoles et de routes, ils ont organisé un sit-in pacifique pour rappeler une évidence : vivre dans un douar ne devrait pas être une punition géographique.
Boulemane – Al Ousboue
Leur quotidien ? Une zone blanche numérique, une route principale arrêtée en plein chantier, des infrastructures de base aux abonnés absents, et des services sociaux aussi rares qu’un médecin de garde un jour de pluie. Bref, un cocktail explosif de précarité structurelle et d’indifférence institutionnelle.
Mais ce n’est pas faute d’avoir entendu parler d’“équité territoriale” dans les discours officiels. Sauf qu’à El Massareh, l’équité, c’est comme la 4G : on en parle, mais personne ne la capte.
À force d’être oubliés des politiques publiques, les habitants d’El Massareh ont fini par rappeler qu’ils existent. Et si l’État veut vraiment parler d’inclusion, il ferait bien de commencer par leur envoyer au moins une barre de réseau.



