ECONOMIE & MONOPOLY

Economie | Chez Autoroutes du Maroc, la dette file plus vite que les voitures

Les bénéfices ont-ils pris la bretelle de sortie ?

Sur les autoroutes, on ne bat pas seulement des records de vitesse : on pulvérise aussi des records d’endettement. Avec près de 40 milliards de dirhams au compteur, la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) roule à tombeau ouvert… mais vers le mur. Certes, la dette a baissé de 4 % en 2024, mais à ce niveau, c’est comme enlever une vis à un pont suspendu : ça ne change pas grand-chose à la gravité de la situation.

Côté bénéfices, c’est la sortie de route. Le résultat net a chuté de 44 % en un an, pour plafonner à 730 millions de dirhams. Un effondrement qualifié de « dramatique » par les experts, qui rappellent que même les fluctuations du taux de change semblent mieux maîtriser la trajectoire que la direction d’ADM.

Le modèle économique, lui, ressemble à une aire de repos désertée : beaucoup d’espace, peu de vie. Après des années d’expansion ambitieuse — traduisez : construire à crédit —, ADM découvre que les dettes, elles, ne connaissent pas de péage. Sans réformes structurelles, la société risque de ne plus pouvoir entretenir ses routes… sauf peut-être celles qui mènent tout droit au surendettement.

Bref, longtemps présentées comme un symbole de modernisation, les autoroutes marocaines sont devenues un symbole de dette. À ce rythme, ADM pourrait bientôt inaugurer la première autoroute… vers la faillite.

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