
Al Ousboue – Zoujal Belkacem
Au Maroc, le hockey sur glace fait fondre les budgets… mais pas les patinoires. La Fédération marocaine, elle, patine dans la transparence. Officiellement, on parle d’un « nombre appréciable » de clubs et de joueurs. Officieusement, on parle surtout d’associations fantômes, créées pour justifier des subventions bien réelles.
Le sport est marginal, mais les chiffres sont massifs. Des clubs sans glace, des joueurs sans licence, et des patinoires qui tiennent plus du mirage que du terrain. La base de données ? Inexistante. Le suivi des joueurs ? Mystique. La gouvernance ? Opaque comme une buée sur visière.
Le hockey marocain évolue dans une ligue parallèle, celle des rapports administratifs. On y joue sans public, sans terrain, mais avec beaucoup d’encre et quelques tampons bien placés.
Les tentatives de structuration se heurtent à un mur : pas de traçabilité, pas d’audit, pas d’engagement réel. Juste assez de chiffres pour faire croire à une dynamique, et assez de silence pour éviter les questions gênantes.
Grosso Modo, au Maroc, le hockey sur glace existe surtout dans les communiqués. Sur le terrain, c’est une discipline sans glace, sans clubs, et parfois sans joueurs. Mais avec un bon dossier, on peut toujours marquer… des points budgétaires.



