Au gouvernement, on aime parler d’une seule voix… mais à deux tons différents. Karim Zidan, ministre délégué à l’investissement, jure que le soutien public aux cliniques privées n’a jamais été suspendu. Amin Tehraoui, ministre de la Santé, assure l’inverse devant le Parlement. Résultat : un exécutif qui ressemble moins à un orchestre qu’à une fanfare désaccordée.
RABAT – Al Ousboue
Les cliniques privées, elles, ne savent plus sur quel pied danser : doivent-elles remercier l’État pour des aides “progressives” ou manifester contre un gel “officiel” ? La Fédération nationale réclame la liste des bénéficiaires, histoire de vérifier si le soutien existe ailleurs que dans les communiqués.
En attendant, les citoyens observent ce ping-pong ministériel avec la même perplexité qu’un patient face à deux diagnostics contradictoires : l’un dit “tout va bien”, l’autre prescrit un arrêt immédiat. Et la crédibilité des politiques publiques, déjà fragile, finit en salle d’attente.



