EN OFF MAIS CAPTÉ

En Off | La démocratie sous contrôle parental au PJD

À quoi sert un militant s’il ne peut pas militer ?

À Rabat, Abdelilah Benkirane a rappelé à son camarade Abdelaziz Aftati que la politique n’est pas un sport individuel. Après la signature d’une lettre ouverte adressée au roi en soutien au mouvement Génération Z/212, le secrétaire général du PJD a sifflé la fin de la récréation : “Si tu sors du rang, ce n’est pas au nom du parti.”

RABAT – Al Ousboue

Autrement dit : Aftati joue en solo, mais le maillot reste collectif. Benkirane a insisté : aucun mandat, aucune validation, aucune bénédiction. Bref, initiative personnelle, responsabilité personnelle, et surtout pas de contagion.

Le message est clair : au PJD, la discipline interne est une ligne rouge. Les membres sont priés de ne pas improviser, sauf si le script a été validé par le bureau politique. Résultat : un parti qui se dit démocratique mais qui fonctionne comme une caserne, où l’initiative individuelle est tolérée… à condition d’être autorisée.

Cet épisode illustre une fois de plus les fractures internes : d’un côté, ceux qui veulent surfer sur les nouvelles formes d’expression citoyenne ; de l’autre, ceux qui préfèrent verrouiller la ligne et contrôler chaque virgule. Entre liberté d’initiative et centralisme disciplinaire, le PJD continue de marcher sur un fil… sans filet.

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