
Sur l’avenue du 10 Mai, le chantier de la place de la Justice avance à pas de tortue… sous perfusion budgétaire. Ce poumon urbain, censé respirer le patrimoine, suffoque entre pavage bancal, design déprimant et béton planté façon potager soviétique.
TETOUAN – Zouheir EL BOHATI
Les poteaux électriques ont été repeints — sans conviction — et l’éclairage au sol clignote comme une promesse municipale. Résultat : une réhabilitation qui ressemble à une peine de travaux forcés pour les riverains, condamnés à contempler l’absurde.
Les critiques fusent, les anomalies s’accumulent, et les comparaisons avec le fiasco de “Sour El Maâkazine” à Tanger font trembler les fondations. On réclame une enquête, un audit, voire un exorcisme administratif.
Car à Tétouan, l’aménagement urbain devient un art conceptuel : beaucoup d’intentions, peu de finitions, et une esthétique en cavale. La place de la Justice ? Elle attend toujours son jugement… et son architecte.



