
Côté chambre de commerce, d’industrie et de services de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, une voiture officielle en panne, dort depuis plus d’un an, pendant que son ex-bénéficiaire roule grand luxe aux frais de la collectivité. Le véhicule public reste à l’arrêt, mais les privilèges, eux, avancent à vive allure.
AL-HOCEIMA – Hassan Gherbi
L’élu concerné circule dans une voiture de location haut de gamme, pour ses déplacements dans et hors province. Résultat : un parc automobile public en coma budgétaire, une gouvernance en roue libre, et un parfum de “Bak sahbi” qui flotte sur les portières verrouillées.
Les critiques fusent : favoritisme, détournement déguisé, et usage privé des moyens publics. Le véhicule de l’État reste abandonné, mais la facture, elle, continue de carburer.
La population réclame un audit complet, des sanctions claires, et une mise à jour du logiciel de responsabilité. Car dans une région qui peine à sortir du sous-développement, chaque kilomètre de luxe payé par les contribuables creuse un peu plus le fossé entre élus et citoyens.



