
RABAT – Al Ousboue
Le Syndicat des eaux et forêts accuse le ministère de tutelle de gérer le secteur comme une clairière dans le brouillard : accords signés mais jamais appliqués, lenteurs chroniques et promesses qui s’évaporent plus vite qu’une flaque en été. Les représentants syndicaux préviennent : à force de tergiverser, on risque de replonger dans l’instabilité des années passées, quand les agents forestiers passaient plus de temps à gérer des tensions internes qu’à protéger les arbres.
Le refus d’intégrer les agents dans l’agence dédiée alimente les frustrations, pendant que la Coordination des instances forestières rappelle que la stabilité ne pousse pas toute seule : elle exige reconnaissance des efforts et satisfaction des revendications. En clair, les agents réclament du respect, pas des slogans.
Les syndicats appellent le ministre à faire preuve de “Maâqoul” — autrement dit, à troquer la langue de bois contre un peu de sérieux. Car si les forêts marocaines souffrent de déforestation, leur gestion, elle, souffre surtout… de procrastination.



