
Le Parti socialiste unifié (PSU) propose une cure de transparence avant les législatives de 2026 : que tout ministre candidat démissionne six mois avant le scrutin. Objectif ? Éviter que les inaugurations de projets publics ne se transforment en campagnes électorales déguisées, avec rubans coupés et promesses en série.
RABAT – Al Ousboue
Le PSU en a assez de voir des ministres distribuer des subventions comme des tracts, tout en gardant les clés du budget. Il dénonce une confusion persistante entre gouvernance et propagande, où le programme gouvernemental devient le flyer électoral du week-end.
Autre proposition : interdire les candidatures de ceux qui changent de parti à la dernière minute. Le PSU veut que tout transfuge politique ait quitté son ancienne écurie au moins six mois avant de postuler ailleurs. Une manière de freiner les migrations idéologiques express, souvent motivées par le calcul plus que par la conviction.
Le mémorandum du PSU va plus loin : réforme électorale, instance indépendante pour superviser les scrutins, et inscription automatique des électeurs via la carte d’identité. Bref, un peu d’éthique dans un monde tactique.



