EN OFF MAIS CAPTÉ

En Off | Quand l’Istiqlal critique le budget qu’il a voté

L’Istiqlal veut-il corriger le budget… ou corriger son image ?

Le Parti de l’Istiqlal, membre officiel de la coalition gouvernementale, semble avoir trouvé le bouton “mute sélectif” : il soutient le gouvernement, quand il veut (…), mais en tous cas pas quand il parle économie.

 

RABAT – Al Ousboue

Sa branche d’experts, le Réseau des économistes istiqlaliens, vient de publier une note qui ressemble à une lettre de rupture déguisée : “On est ensemble, mais franchement, ça ne va pas.”

Au menu des critiques : des prix post-Covid qui refusent de redescendre, des réformes fiscales qui contournent la classe moyenne comme un rond-point mal balisé, et des spéculations sur la viande ou le lait qui fait passer le petit déjeuner pour un produit de luxe. Le cheptel national, lui, est invité à se restructurer — sans trop bêler.

Mais les économistes ne s’arrêtent pas là : ils proposent une réforme de l’impôt sur le revenu, une redistribution de la TVA, des routes rurales à foison, des internats pour élèves, et même une couverture numérique dans les zones blanches (où l’on capte mieux les promesses que le réseau). Et bien sûr, la Coupe du monde 2030, qui doit servir à autre chose qu’à imprimer des affiches..

Ce tir groupé, bien que signé par une instance interne, soulève une question existentielle : peut-on être dans la majorité et dans l’opposition en même temps ? À ce rythme, le gouvernement pourrait bientôt organiser ses réunions en deux langues : celle des ministres, et celle des « futurs ministres »..

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