Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances, vient de rappeler que le gouvernement dispose de “prérogatives exceptionnelles” pour encadrer les prix. Une déclaration qui aurait pu rassurer… si elle ne contredisait ses propres propos d’hier, où elle affirmait que l’État n’avait aucun levier direct. Résultat : les prix montent, les discours changent, et les citoyens paient.
RABAT – Al Ousboue
Depuis l’arrivée du gouvernement Akhannouch, le panier de la ménagère s’est transformé en parcours d’obstacles : carburants, poulet, sardines, tomates, fournitures scolaires… tout grimpe, sauf la plupart des salaires. Les lois de finances, elles, amortissent surtout les marges des gros opérateurs, pendant que les ménages comptent les centimes et les contradictions.
La ministre cite la régulation des masques et gels pendant la pandémie comme preuve d’action. Mais entre un flacon de gel et un litre d’essence à 15 dirhams, il y a un gouffre… que même les commissions interministérielles n’ont pas franchi. D’ailleurs, ces fameuses commissions existent sur le papier, comme les promesses de régulation : bien rangées, jamais activées.
Pendant ce temps, le marché reste verrouillé, les prix s’alignent comme des soldats, et les distributeurs semblent jouer à “qui vendra le plus cher sans être inquiété”. La régulation devient un slogan, brandi à chaque rentrée politique, puis rangé dès que les micros s’éteignent.



