POLITIQUE & CUISINAGES

Le parti socialiste devient un club privé à entrée héréditaire

Le parti de la rose défend-il ses valeurs.. ou ses proches ?

L’Union socialiste des forces populaires traverse un de ces moments où même les murs du siège doivent lever les yeux au ciel. L’annonce de la nouvelle composition du bureau politique a fait l’effet d’un inventaire familial : la liste, largement peuplée de proches, d’alliés et de rejetons du premier secrétaire Driss Lachgar, a relancé les accusations de clientélisme qui collent au parti comme un vieux slogan de campagne.

RABAT – Al Ousboue

Parmi les noms qui ont fait bondir les militants, on retrouve un casting digne d’un arbre généalogique : Ghassan Bahou, neveu de Lachgar ; Tarek El Malki, fils de Habib El Malki ; Rajaa El Bekkali, fille de l’homme d’affaires et parlementaire El Amin El Bekkali ; et Sabrine El Moussaoui, fille d’Abdessalam El Moussaoui, fidèle parmi les fidèles du premier secrétaire.

Selon des sources internes, cette distribution des rôles a provoqué une montée de tension digne d’un congrès sous haute température. Plusieurs cadres ont préféré quitter la scène plutôt que d’applaudir : démissions du Conseil national, départs de l’organisation de la jeunesse… Les protestataires affirment que la nouvelle direction ne répond ni aux critères de compétence ni à des critères objectifs, mais qu’elle repose avant tout sur la loyauté personnelle et les liens de parenté.

En résumé, pour une partie des militants, l’USFP n’a pas renouvelé son bureau politique : elle a simplement élargi la table familiale.

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