
Le proverbe marocain dit «mn lahytou laqqam lih». Transparency Maroc vient d’en faire la démonstration.
Rabat – Al Ousboue
L’association anticorruption a adressé une lettre à Faouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, pour lui demander de préciser comment ont été dépensés les 280 milliards de dirhams sur cinq ans.
Le chiffre ne vient pas de Transparency Maroc. Il vient de Lekjaa lui-même. Le ministre avait affirmé que ces sommes dépensées n’avaient pas produit l’effet attendu sur le pouvoir d’achat. L’association demande donc simplement la suite: le chiffre, c’est bien. Mais où est passé l’argent ?
Abdelilah Benkirane s’était déjà saisi de cette déclaration pour attaquer le gouvernement d’Aziz Akhannouch. Transparency Maroc revient désormais sur le dossier avec une demande de traçabilité.
Une question est notamment posée: les opérateurs bénéficiaires des soutiens publics ont-ils signé des engagements permettant à l’État de récupérer les sommes versées en cas de non-respect des contreparties?
Car si l’argent est public, le contrôle devrait l’être aussi.
280 milliards, cinq ans, un pouvoir d’achat qui ne semble pas avoir suivi: cette fois, l’association ne demande pas un discours. Elle demande l’addition.



