
Le PJD a gagné plus de quarante sièges. Belle performance. Mais à peine arrivé dans l’opposition, il découvre un détail : personne ne semble pressé de l’y accompagner.
Rabat – Al Ousboue
Lors de l’élection de Driss El Azami à la présidence de la Chambre, les autres groupes d’opposition ont préféré voter blanc plutôt que soutenir le candidat du PJD. Une façon élégante de dire : «Nous sommes opposants, mais pas avec vous».
La raison ? Les vieilles querelles. Après avoir copieusement attaqué Akhannouch et les dirigeants du RNI pendant la campagne, les frères de Benkirane découvrent qu’il est parfois difficile de travailler avec ceux que l’on a transformés en ennemis politiques.
Car une opposition ne fonctionne pas au bulletin blanc. Il faut coordonner, préparer des dossiers, contrôler les budgets et travailler ensemble. Le PJD possède désormais les sièges. Il lui manque seulement les partenaires. Une victoire électorale qui ressemble déjà à une réunion… en solo.



