
À l’aile 11 de l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca, les règles de fonctionnement seraient-elles aussi fragiles que les nerfs des patients sont mis à rude épreuve ? Chef de service supposément éloigné de son unité, praticien dont l’aptitude à opérer serait questionnée… Si ces accusations se confirmaient, la réanimation aurait peut-être besoin d’une autre forme d’urgence : celle d’une inspection administrative.
Casablanca – AL Ousboue
Dans un service aussi sensible, les responsabilités ne devraient pourtant pas relever d’un jeu de chaises musicales. Qui dirige ? Qui contrôle ? Qui décide des affectations et des éventuelles réintégrations ? Autant de questions auxquelles l’administration devrait pouvoir répondre clairement.
Bien entendu, ces accusations restent à vérifier et les personnes concernées doivent pouvoir présenter leurs explications. Mais lorsqu’il s’agit de réanimation en neurochirurgie, le doute ne peut être balayé d’un revers de la main. La sécurité des patients exige des compétences adaptées, une hiérarchie claire et des procédures respectées.
Une inspection permettrait justement de distinguer les faits des rumeurs et, le cas échéant, d’établir les responsabilités. En réanimation, les patients ont besoin de soins intensifs. À l’aile 11, le contrôle administratif mériterait, lui aussi, d’être réanimé.



