SPORT EN SUEUR

Akhennouch verrouille le crédit sportif avant qu’il ne change de mains

Duel silencieux : la pelouse politique est‑elle trop étroite pour deux ambitions ?

Il fut un temps où Aziz Akhannouch et Fouzi Lekjaa semblaient jouer dans la même équipe. Aujourd’hui, à en croire les derniers échanges, (ou plutôt les dernières piques) on dirait que le vestiaire sent le froid et que la balle ne circule plus très bien entre le chef du gouvernement et le patron du football national.

RABAT – Al Ousboue

La scène se déroule au Parlement, transformé pour l’occasion en salle de conférence d’après-match. Micro ouvert, ton grave, Aziz Akhannouch délivre un message soigneusement emballé, mais à peine masqué : « Le football marocain, ses exploits, sa CAN, son rayonnement… tout cela serait l’œuvre d’un seul homme. Un seul ». Inutile de regarder vers la Fédération, ni même vers son président. Le buteur unique, le sélectionneur suprême, l’organisateur hors pair, c’est le Roi. Rideau.

« J’ai lu et relu le message royal », insiste le chef du gouvernement, visiblement soucieux que certains ne se trompent pas de héros. Traduction non officielle : que chacun reste bien à sa place, surtout ceux qui commenceraient à rêver d’un “gouvernement du Mondial”, maillot floqué ambitions politiques.

L’emploi de formules bien senties  “حتى واحد فينا”, “ما يمشي غالط” .. trahit une irritation à peine contenue. Car dans les tribunes du pouvoir, certains auraient pris un peu trop goût aux applaudissements, notamment depuis que Lekjaa voit son étoile monter pendant qu’Akhannouch annonce, lui, vouloir quitter la présidence du RNI. Coïncidence ? Qui n’aime pas les coïncidences..

Le message est clair : pas question de laisser le ballon sportif rouler jusque dans l’arène politique. Le succès, oui. La récupération, non. Et tant pis si certains dirigeants du foot se découvrent soudain des talents de meneurs de jeu électoral.

En conclusion, Akhennouch rappelle que sans la vision royale, pas de stades, pas de CAN 2025, pas de vitrine continentale. Le Maroc peut accueillir l’Afrique entière, mais pour les lauriers, merci de s’adresser exclusivement au Palais. Les autres n’avaient qu’à rester sur le banc.

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