
À l’approche des législatives, une nouvelle tendance se dessine dans les coulisses politiques : la succession familiale express. Plusieurs parlementaires, empêchés de se représenter par les nouvelles règles électorales ou par l’absence d’investiture, cherchent désormais à propulser leurs enfants dans l’arène, histoire de ne pas disparaître du paysage.
RABAT – Al Ousboue
Pour ces élus, l’enjeu n’est pas seulement symbolique : il s’agit de sauvegarder des réseaux, des avantages et une influence patiemment construits au fil des années. La transmission politique devient alors un réflexe de survie, un moyen de rester présents même en étant officiellement absents.
Mais la loi est devenue moins accommodante : toute personne impliquée dans une affaire judiciaire — plainte, enquête ou instruction — se retrouve automatiquement exclue de la course. Dans plusieurs villes, des élus concernés par des dossiers d’urbanisme, de gestion ou d’irrégularités diverses voient ainsi leur avenir politique se refermer… et cherchent un héritier pour maintenir le lien avec leurs partis.
Résultat : une scène politique où certains sièges semblent traités comme un patrimoine familial, transmis pour préserver un capital d’influence plutôt que pour renouveler la représentation démocratique.



