
Les élections de 2021 devaient incarner la démocratie locale. Quatre ans plus tard, elles ressemblent surtout à une fabrique de dossiers judiciaires. En 2025, pas moins de 302 élus locaux ont été poursuivis en justice, contre 137 l’année précédente. Une progression qui ferait pâlir n’importe quel indice économique… sauf qu’ici, c’est la corruption et la mauvaise gestion qui explosent.
RABAT – Al Ousboue
Présidents de communes, vice-présidents, conseillers et anciens présidents : tout le monde est servi. 63 élus ont même été déchus de leurs mandats, et huit conseils communaux dissous pour dysfonctionnements majeurs. Bref, la démocratie locale ressemble de plus en plus à une salle d’audience.
Le ministère de l’Intérieur, lui, parle de transparence et de bonne gouvernance. Traduction : quand les élus dérapent, c’est le juge qui gouverne.
En gros, les urnes ont produit des élus, et les élus ont produit des scandales, et les scandales produisent… des audiences. La boucle est bouclée.



