Mohamed Benalilou, patron de l’Instance nationale de probité, a sorti le scalpel au Forum régional sur l’intégrité publique. Son diagnostic ? Le Maroc souffre d’une pathologie chronique : les lois sont votées, applaudies, encadrées… puis rangées dans un tiroir.
RABAT – Al Ousboue
Selon lui, le vrai défi n’est plus d’écrire des textes, mais de les faire vivre. Car dans certaines administrations, la transparence reste une option, comme le Wi-Fi dans les zones rurales : parfois disponible, souvent en panne.
Benalilou regrette que l’accès à l’information soit traité comme un privilège, alors qu’il devrait être un droit. Il pointe du doigt les conflits d’intérêts, les blocages administratifs, et les effets d’annonce qui brillent plus que les actes.
Il appelle à un changement de paradigme : passer de la lutte contre la corruption à la construction d’un système d’intégrité durable. Autrement dit, arrêter de repeindre les façades..
Au pays des lois bien rédigées mais mal appliquées, Benalilou rappelle que la probité ne se décrète pas, elle se pratique. Et que l’accès à l’information ne devrait pas dépendre du bon vouloir d’un guichet… ou d’un silence bien organisé.



