
Chez Akhannouch & Cie, la calculette tourne plus vite que les turbines de l’ONEE. En 2024, la dette publique extérieure a grimpé à 468,2 milliards de dirhams. Soit +29,2 milliards en un an. Une performance digne d’un record olympique, sauf qu’ici, la médaille est en plomb.
RABAT – Al Ousboue
Le Trésor, lui, pèse déjà 269,8 milliards de dirhams, soit 16,9 % du PIB. Les autres emprunteurs publics ne sont pas en reste : 1 985 milliards de dirhams, contre 1 853 l’an dernier. Bref, tout le monde emprunte, tout le monde s’endette, et le pays avance… à crédit.
Dans le détail, la dette garantie atteint 115,7 milliards, les emprunts non garantis explosent à 82,8 milliards. Converti en dollars, ça fait 46,3 milliards. Mais peu importe la monnaie : la facture reste salée.
Et comme si ça ne suffisait pas, l’exécutif prévoit de demander en 2025 une nouvelle autorisation pour emprunter 123 milliards supplémentaires. Article 39 du PLF 2026 : carte blanche pour recourir à “tout autre instrument financier”. Traduction : on emprunte où on peut, quand on peut, et tant pis pour la suite.
Pendant ce temps, le service de la dette étrangle déjà les finances publiques : 10,28 milliards pour l’extérieur, 33 milliards pour l’intérieur. Mais le gouvernement persiste et signe : l’endettement est sa seule stratégie. Une politique simple, claire, et surtout transmissible… aux générations futures.
À ce rythme, le Maroc ne construit pas son avenir : il hypothèque son présent.



