Le ministre de la Justice, Abdellatif Wahbi, a trouvé une nouvelle idée pour occuper ses soirées : scinder la Fondation des œuvres sociales du ministère en trois morceaux bien distincts. Un pour les magistrats, un pour les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, et un dernier pour les employés du ministère. Résultat : un syndicat en furie et des fonctionnaires qui voient leurs acquis passer à la guillotine.
RABAT – Al Ousboue
Car derrière ce projet de loi, c’est une redistribution des ressources qui se profile. Les magistrats et les pénitentiaires rafleraient la mise, pendant que les simples employés du ministère hériteraient des miettes. Une réforme présentée comme “structurante”, mais vécue comme une opération de spoliation.
Le syndicat, qui n’a pas été consulté, dénonce une démarche unilatérale, opaque et méprisante. Traduction : Wahbi a sorti son scalpel sans même prévenir les patients. Les représentants craignent que cette fragmentation ne dilue les droits sociaux et transforme la Fondation en coquille vide, incapable de gérer efficacement les prestations.
Le bras de fer est désormais engagé. D’un côté, un ministre décidé à imposer sa réforme comme une ordonnance sans appel. De l’autre, des fonctionnaires qui refusent de voir leurs acquis transformés en variables d’ajustement.
La question n’est plus de savoir si Wahbi cédera, mais combien de temps il tiendra avant que la colère sociale ne transforme son projet de loi en cadavre législatif.



