
Le ministère de la Transition numérique, dirigé par Amale Falah Saghrouchni, a décidé de confier la maintenance du portail Idarati à un prestataire privé. Montant du contrat : 1,88 million de dirhams. Montant de l’incompréhension publique : illimité.
RABAT – Al Ousboue
Pendant que l’Agence nationale pour le développement du digital (ADD) sirote son expertise en cybersécurité, le ministère préfère faire appel à des opérateurs extérieurs. Pourquoi ? Mystère administratif. Peut-être que les ingénieurs de l’ADD sont trop compétents pour être sollicités. Ou trop publics pour être rentables.
Résultat : un portail censé incarner la modernité numérique du Royaume risque de devenir un guichet sous-traité, où la protection des données personnelles dépendra du niveau de vigilance du prestataire… et de son antivirus.
Dans un monde où la souveraineté digitale est un enjeu stratégique, on choisit de déléguer son portail administratif comme on délègue la photocopie d’un formulaire. Transparence, sécurité, cohérence ? On verra après l’ouverture des plis, prévue le 14 octobre. D’ici là, les citoyens peuvent toujours consulter Idarati… en espérant que leurs données ne soient pas en transit vers une boîte mail externe.



