
À Nador, Mohammed El Mounni fête sa victoire. À Salé, Salah Belhassan fait de même. À Sidi Kacem, Abdel Nabi El Aidoudi n’est pas en reste. Banquets, folklore, cheikhats et vidéos sur les réseaux: le mandat commence en fanfare.
Rabat – Al Ousboue
Après tout, pourquoi attendre? Plus de 4 millions de centimes par mois pendant cinq ans, une protection juridique et quelques portes ouvertes du côté du pouvoir: il y a effectivement de quoi sortir les tambours.
Mais l’élection n’est pas un jackpot. Elle est censée être une responsabilité. Pourtant, pour certains, elle semble surtout d’intérêts personnels et de proximité avec le pouvoir. Le citoyen, lui, peut toujours attendre la suite du programme.
Et pendant que certains fêtent leur accession au Parlement, 62 % des électeurs ont choisi de ne pas voter. Dix millions de citoyens absents des urnes: voilà peut-être les seuls invités qui manquaient à la fête.
Dans cinq ans, les députés devront revenir devant les électeurs. Cette fois, il faudra peut-être prévoir moins de musique… et davantage de bilan.



