
À Agadir, les places de stationnement étaient gratuites. Elles ne le seront bientôt plus, si la commune dirigée par Aziz Akhannouch en décide ainsi. Le sujet figure tranquillement au point 13 de la session d’octobre, sous l’élégante formule de «gestion du service de stationnement des véhicules».
Rabat- Al Ousboue
Le langage administratif a cette faculté merveilleuse de transformer une addition en réorganisation.
La gratuité, pourtant, n’avait rien d’illégal ni d’impossible. La commune l’avait elle-même instaurée dans les différents quartiers et zones de la ville. Mais voilà que le stationnement gratuit devient subitement un dossier à «réviser».
La décision intervient après les élections et dans une ville où le président de la commune n’est autre qu’Aziz Akhannouch, également président du RNI. Après le revers électoral de son parti, le moindre changement qui touche directement le portefeuille des habitants risque forcément de susciter quelques interrogations.
Combien coûtera le stationnement? Qui encaissera? Combien rapportera le dispositif? À quoi serviront les recettes? Un délégataire sera-t-il chargé de gérer les parkings?
À Agadir, le parcmètre pourrait donc bientôt faire son entrée. Lui, au moins, ne vote pas. Il ne manifeste pas. Il ne lit pas les résultats électoraux. Il se contente d’encaisser.



