
À quelques jours des élections, Ryad Mezzour a trouvé une manière originale de défendre le bilan de son parti: expliquer que certaines réformes n’ont pas abouti à cause de ses partenaires.
Rabat – Al Ousboue
Lors d’une rencontre de l’Alliance des économistes istiqlaliens, le ministre de l’Industrie et du Commerce a reconnu que le dossier des conflits d’intérêts n’avait pas été traité comme il aurait dû l’être durant la législature. Selon lui, l’Istiqlal a tenté d’avancer, mais s’est heurté à la «résistance» de ses partenaires de coalition.
Voilà donc une majorité qui arrive au bout de son mandat avec une curieuse distribution des rôles: chacun défend son bilan, mais personne ne semble vouloir récupérer les dossiers restés dans les tiroirs.
Et pendant que Mezzour renvoie la balle vers les partenaires, l’Istiqlal promet désormais de faire aboutir un cadre légal sur les conflits d’intérêts, d’élargir la déclaration de patrimoine et de renforcer les mécanismes de probité. Le parti présente aussi l’effectivité de la déclaration de patrimoine comme une priorité.
Reste une petite question: si la réforme était si nécessaire, pourquoi n’a-t-elle pas abouti pendant la mandature où l’Istiqlal gouvernait avec ces mêmes partenaires?



