
Au PAM, Mehdi Bensaïd vient de couper le fil téléphonique reliant son parti au RNI, et visiblement il l’a fait sans attendre le technicien. Le dirigeant assure que la « Colombe » ne verra pas le PAM se poser sur son perchoir avant les élections. Pas d’alliance, pas de flirt, pas même un café politique.. Le PAM préfère rester célibataire pour le moment.
RABAT – Al Ousboue
Pour faire bonne mesure, Bensaïd répète la ligne officielle de Fatima‑Zahra Mansouri : aucun rapprochement avec le RNI, même si celui-ci arrive en tête. Autrement dit, même si la Colombe gagnait le concours de beauté électorale, le PAM ne lui enverrait pas de bouquet. Et pour couper court aux rumeurs, il jure qu’il n’y a aucune rivalité entre Mansouri et Fouzi Lekjaa. Tout le monde travaille « collectivement », ce qui, en langage politique, signifie généralement que chacun tire la couverture à soi mais en souriant pour la photo.
Sur la question qui fâche « qui serait chef du gouvernement si le PAM arrivait premier » Bensaïd sort le manuel constitutionnel : la nomination relève du Roi. Mais il glisse quand même que l’ambition est « légitime » pour tout membre du bureau politique. En clair : personne ne se déclare candidat, mais tout le monde a déjà imaginé la couleur des rideaux du bureau de la Primature.
Pour l’instant, promet-il, le PAM se concentre sur la première place. Les rêves individuels attendront. On ferme les ego dans un tiroir, on met un cadenas, et on jure que le parti avance uni… jusqu’au soir où les résultats tomberont et où les tiroirs commenceront mystérieusement à s’ouvrir.



