
Faouzi Lekjaa sort la truelle : le budget a pris l’eau et le gouvernement s’apprête à colmater avec nos sous. 20 milliards de dirhams, autrement dit une jolie pile de sous qu’on prélève pour « répondre aux défis ». En clair : on pioche dans la caisse pour calmer la grogne et éviter que le panier de courses explose.
Rabat – Al Ousboue
Devant la commission des finances, M. Lekjaa a précisé la destination des rustines budgétaires. Huit milliards pour continuer à subventionner le gaz butane et le transport (histoire que la marmite et le bus restent abordables, au moins sur le papier). Six milliards pour couvrir des dépenses « exceptionnelles » qui, décidément, ont la fâcheuse habitude de surgir après chaque année. Quatre milliards pour renflouer le capital de quelques entreprises publiques (parce que certaines boîtes publiques aiment bien les transfusions). Et deux milliards pour réparer les dégâts des récentes inondations.
Optimisme présidentiel : les indicateurs seraient toujours « cohérents » avec la loi de finances. Promesse du jour, ou souhait pieux : le déficit devrait tomber à 3 % du PIB en 2026, contre 3,5 % l’an passé. En somme, on réduit la fuite, mais l’eau continue de couler.



