
À chaque tension hispano-marocaine, les mêmes noms reviennent: Ceuta, Melilla et l’îlot de Leïla. Des dossiers anciens, mais toujours disponibles pour les débats politiques du moment.
Aicha Benallal – Al Ousboue
La crise de l’îlot de Leïla en 2002, avait déjà montré comment quelques mètres carrés de roche pouvaient prendre des proportions diplomatiques considérables.
Aujourd’hui encore, Ceuta et Melilla restent régulièrement mobilisées dans le débat politique espagnol. À l’approche des échéances électorales, le dossier territorial retrouve une visibilité particulière, tandis que Rabat maintient ses revendications.
Le scénario est bien rodé: un différend territorial, deux récits nationaux et une bonne dose de politique intérieure.
À croire que Ceuta et Melilla ne sont pas seulement des enclaves: elles sont aussi devenues des cartes électorales que l’on ressort quand le calendrier s’y prête.



