Le rapport officiel accompagnant le projet de loi de finances vient de livrer son diagnostic : l’“Économie du soin”, censée autonomiser les femmes, est en état critique. Quatre ans après son lancement, les promesses électorales restent au stade de slogans, sans impact réel sur l’emploi féminin.
RABAT – Al Ousboue
Le programme souffre d’un triple déficit : pas de cadre législatif, pas de financement suffisant, pas de structures adaptées. Bref, une réforme sans ordonnance, ni traitement, ni médecin.
Les indicateurs liés au genre, eux, reculent entre 2023 et 2025. L’égalité des chances reste un mantra officiel, mais les grandes villes raflent les maigres bénéfices, tandis que l’Est, le Sud et le Centre attendent toujours leur dose de financement.
Le rapport est sans appel : le gouvernement n’a pas dépassé le stade des recommandations générales. Pas de chiffres, pas d’évaluation, pas de résultats. Les femmes, elles, continuent de vivre dans la précarité, entre attente et promesses creuses.
Seule piste évoquée : la généralisation du préscolaire, qui pourrait créer des dizaines de milliers d’emplois… si l’État trouve enfin les moyens humains et financiers. Autant dire que le traitement reste hypothétique.
Même Nadia Fettah Alaoui reconnaît la nécessité de redoubler d’efforts. Elle parle d’un “Maroc à une seule vitesse” fondé sur l’égalité réelle.. Grosso Modo pour l’instant, les femmes attendent encore le départ du train.
L’“Économie du soin” soigne surtout l’image du gouvernement, pas la condition des femmes.



