POLITIQUE & CUISINAGES

Politique | Le Parti du Livre corrige ses pages « indisciplinées »

Voter librement, est-ce devenu une faute de goût politique ?

BENSLIMANE – Al Ousboue

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS), alias “le Parti du Livre” — mais visiblement pas du chapitre “tolérance démocratique” — vient de punir six élus du conseil communal d’Ahlaf pour avoir osé penser par eux-mêmes. Leur crime ? Avoir voté pour un candidat du RNI au lieu de soutenir la candidate officielle du PPS, Hanan Khiyar. Résultat : suspension immédiate, communiqué furieux, et menace de déchéance. Ambiance.

Le parti parle de “trahison politique” et de “violation flagrante des engagements partisans”. Traduction : ils ont préféré voter selon leur conviction ou leur calcul local, plutôt que réciter la ligne du parti. Sacrilège. Pire encore, le PPS affirme que les six élus ont été “écartés et dissimulés hors de la province” avant le vote. On ne sait pas s’ils ont été planqués dans un coffre ou exfiltrés par hélicoptère, mais le ton est digne d’un thriller politique… à petit budget.

Le PPS promet des procédures légales pour les déchoir de leur mandat, comme si voter librement était devenu une faute grave. Dans ce théâtre politique, la discipline partisane ressemble de plus en plus à une consigne militaire, et les élus à des soldats censés obéir sans discuter.

Ce petit scandale local illustre une vérité nationale : les alliances de circonstance valent souvent plus que les idéologies affichées. Et quand les calculs électoraux prennent le dessus, les partis se découvrent soudain une passion pour la “trahison”, surtout quand ils perdent.

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