
Au Maroc, le Crédit Agricole semble avoir trouvé une méthode assez simple pour alléger ses bagages: vendre.
Aicha Benallal – Al Ousboue
Après avoir définitivement cédé sa participation dans Crédit du Maroc à Holmarcom en 2024, le groupe français se sépare maintenant d’Unifitel, son centre de relation client à Casablanca. La société doit passer à Majorel Africa, filiale de Teleperformance, via l’acquisition de 100 % de son capital et de ses droits de vote.
Jusque-là, rien de particulièrement mystérieux. Une entreprise vend, une autre achète. C’est même le principe du commerce.
Le contraste est d’autant plus amusant que le Crédit Agricole est une banque : un établissement dont le métier consiste précisément à compter, valoriser, calculer et comparer. Pour Unifitel, le calcul semble avoir été fait. Le montant, lui, reste soigneusement hors calculatrice.
Et ce retrait n’arrive pas dans le vide. Crédit Agricole avait déjà programmé son désengagement de Crédit du Maroc, dont Holmarcom a finalement acquis la totalité de la participation française.
Alors, sortie stratégique, réorganisation ou simple calcul de rentabilité? Le groupe français ne livre pas ici toutes les réponses.



