
Nous y voilà. Après des semaines de campagne, le verdict tombe: Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, déplore la faible participation et estime qu’elle a «fortement pesé» sur les résultats de son parti.
Rabat – Al Ousboue
le PPS affirme avoir alerté, pendant des années, sur la désaffection des citoyens envers le vote. Il avait donc vu venir la sécheresse. Il ne lui restait plus qu’à constater, après le scrutin, que son propre champ était brûlé.
Benabdallah estime également que le «vote sanction» aurait profité au PJD, notamment dans les milieux conservateurs. Une lecture du scrutin qui devra, selon lui, être approfondie.
Mais l’ironie est ailleurs. Avant l’élection, le PPS appelait justement les électeurs à sortir de l’abstention et à transformer leur mécontentement en «vote sanction».
Les électeurs ont peut-être choisi une autre forme de sanction :ne pas venir.
Au Maroc, même le parti qui ne se présente pas finit par peser sur les résultats. Il s’appelle Abstention. Et cette fois encore, il n’a eu besoin d’aucune affiche.



